lundi 20 juillet 2015

Qui es-tu Alaska? de John Green




Titre VO: Looking for Alaska
Titre VF: Qui es-tu Alaska?
Auteur: John Green
Editions: Gallimard Jeunesse (Scripto)
Nombre de pages: 368






Quatrième de couverture:


La vie de Miles Halter n'a été jusqu'à maintenant qu'une sorte de non-événement. Décidé à vivre enfin, il quitte le cocon familial pour partir dans un pensionnat loin de chez lui. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Mon avis:


{Petit aparté avant de commencer, je précise que c'est le premier livre que je lis en VO, et je m'en suis plutôt bien sortie, donc pour celles et ceux qui recherchent un livre à lire en anglais pour débuter, je vous conseille vraiment ceux de John Green qui sont assez simples.}

Je vous avoue qu'en acquérant ce one-shot, je m'attendais à un roman typiquement américain, c'est-à-dire une romance entre deux adolescents, une bande de potes, et un campus avec ses équipes de sport et tout ce qui va avec. Et effectivement, c'était plutôt bien parti au commencement. On découvre Miles, qui arrive au beau milieu d'une université où il ne connait personne, et qui va se faire des amis malgré lui je dirais. Son colocataire, Chip, ou bien surnommé Le Colonel, se lie d'amitié avec notre personnage principal, et tout au long du roman, nous assistons à une relation peu commune.

Vient ensuite la plus grande intrigue du livre, Alaska, que je voyais déjà comme la future petite amie. J'ai tout de suite beaucoup aimé ce personnage avec sa dose d'ironie qui entraîne son côté attachant, mais j'ai été assez déçue du point de vue du mystère, puisque pour moi, elle n'était pas plus mystérieuse qu'une autre. Mais passons, alors qu'au fur et à mesure de l'année scolaire, une bande de copains se crée rapidement avec l'ajout de Lara et Takumi dans le groupe, j'ai été très surprise par la tournure des événements.

Au lieu de l'éternel cliché auquel je m'attendais, j'ai retrouvé le style de John Green que je connaissais dans Nos étoiles contraires, soit des adolescents jemenfoutistes à l'extrême en apparence, avec cet aspect attachant et ce caractère de liberté et d'invincibilité. Jusque là, on se dit que la lecture est agréable (dans le sens où tout va bien aha) et détendue. Mais alors jamais je ne me suis attendue à ce qui est arrivé.

Il faut savoir que dans ce livre, il n'y a pas de chapitres. L'ouvrage est divisé en deux, une partie « Avant » et une partie « Après ». Dans la première partie, nous assistons à compte à rebours, mais un compte à rebours de quoi? On ne l'apprend que le moment venu. Puis, la seconde partie est une sorte de compte à rebours à l'envers, en gros on compte les jours après ce fameux jour J. Et j'ai été réellement surprise par cet événement auquel j'étais loin de m'attendre, et j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur amenait les conséquences, autant à l'échelle de l'université qu'à celle des personnages eux-mêmes. Ce que j'apprécie chez cet auteur, c'est que pour moi, il interprète vraiment bien le ressenti d'un adolescent, face aux aléas de la vie, face aux épreuves et aux grands mystères de l'Univers. Toutes ces questions que l'on se pose, tandis qu'on se cherche, nous, mais aussi les autres.


En utilisant un langage tout à fait banal et courant, John Green arrive à me donner des frissons. C'est un langage commun certes, mais c'est un langage du quotidien, un langage d'adolescents. Tout est rassemblé pour qu'on se sente extrêmement concerné par les pensées et le sort des personnages, en nous amenant à nous demander comment nous-mêmes aurions affronté la situation. Une fois de plus, cet auteur a réussi à me charmer avec ce roman sur la vie, sur la passage à l'âge adulte qui n'est pas toujours simple, sur la mort et l'amour. 

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